Un pavillon avait été vendu dans un village d’exposition. Cependant, en application de règles d’urbanisme, il ne pouvait être vendu qu’à usage commercial.
L’acheteur (à usage d’habitation) avait sollicité l’annulation de la promesse de vente, estimant que le vendeur lui avait caché une information déterminante. Il avait en conséquence demandé la restitution du dépôt de garantie.
La cour d’appel de Paris, le 10 octobre 2007 (jurisdata n° 344107) lui a donné raison :
« Considérant qu’il n’appartient pas à la cour de trancher sur la règle d’urbanisme effectivement applicable à l’opération en cause, eu égard notamment à la modification intervenue en mai 2004 évoquée dans la lettre du 27 avril 2005 ; qu’il suffit de constater qu’en décembre 2004, soit antérieurement à la signature de la promesse de vente M. P. était informé de ce que la mairie n’acceptait pas une destination autre que commerciale ; qu’alors et quelle qu’ait pu être sa conviction que l’immeuble ayant déjà été vendu en 2003 comme habitation, après purge du délai de cinq ans, devait encore pouvoir être vendu à cette fin, M. P. qui ne pouvait se contenter, même en l’absence de réponse à sa lettre du 10 décembre 2004, de persister dans cette conviction et se faire juge de ce qu’il estimait être des « errements » de la mairie, qu’il devait informer ses acquéreurs de la position prise par la ville, alors que ceux-ci achetaient dans la perspective affirmée d’acquérir un immeuble à usage d’habitation ; que l’appel à un notaire pour la rédaction de la promesse de vente ne dispensait pas M.P de son devoir d’information ;
Considérant qu’en s’abstenant d’informer les époux K. avant la signature de la promesse de vente d’une circonstance déterminante de leur consentement, M. P. a commis une réticence dolosive. »




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